« C’est drôle parce qu’en fait ils sont dans une fiction »

Attention, le vilain donneur de leçon que je suis va parler de ce qu’il y a de plus polémique au monde : l’humour *bruit de tonnerre*. Ce serait une bonne idée de proposer un vague rappel de ce qu’est cette source constante d’incompréhension avant de poursuivre, mais c’est casse-gueule comme tout alors ne me jetez pas de tomates parce que vous n’avez pas la même définition, c’est juste pour amorcer la suite. Pour résumer, ce qui fait rire c’est le décalage. Voilà, ça c’est fait, je peux passer à la suite. Ce dont je voudrais parler maintenant, c’est de l’humour méta en particulier dans les fictions et de la façon dont c’est mal utilisé.

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Juin, MP3@Paris et projet

Petite news juste pour donner de brèves nouvelles. Le Samedi 10 Juin, vous pourrez me croiser à la petite convention parisienne MP3@Paris. C’est un événement gratuit dédié aux podcasteurs audio et aux créateurs de sagas mp3, ce qui sera pour moi l’occasion de revoir des potes en tant que visiteur. Le mois de Juin va surtout me permettre de commencer à me bouger un peu du côté des créations. Le début de l’année 2017 a été marqué de mon côté par une petite adaptation théâtrale amateur d’un épisode de Doctor Who, que j’ai co-mise en scène avec Aquatikelfik. Ce projet m’a occupé de Janvier à fin Avril, je peux maintenant réfléchir à un projet qui traîne dans ma tête depuis quelques mois.

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Quand Éros a moins de street cred que Thanatos

 

Aux USA la classification des films a ceci de particulier que le contenu violent pose moins de problèmes que la présence de deux choses : des gros mots et de la nudité. Un film avec des meurtres cruels peut se contenter d’un PG 13, mais si le mot « fuck » est prononcé deux fois ce sera classé R aux côté de films présentant de l’ultra-violence. Même chose en cas de nudité dans un contexte sexuel. Cela révèle que le sexe dérange plus que la violence, je voudrais cerner ce phénomène en comparant deux genres de fictions qui sont loin d’avoir la même réception : l’érotisme et l’horreur.

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C’est grave s’ils sont morts ?

On dit toujours que les fictions sont politiques, et c’est parfaitement vrai. Même lorsque le scénario ou la réalisation tentent de montrer des comportements sans juger, ils reposent toujours sur des éléments considérés comme acquis que l’on ne remet pas en question. Tuer le bon roi pour prendre sa place par avidité et instaurer un régime de terreur, c’est pas bien. Faire preuve de générosité et de courage, c’est bien. Ce sont des notions qui sont rarement développées parce qu’elles sont censées aller de soi, mais elles donnent déjà une information sur le sens moral des scénaristes. Elles développent cette vision des choses et la rendent normale, acquise. Or cette vision est parfois pervertie par le besoin de finir l’histoire avec le ton voulu.

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« Regardez moi, je suis fou ! »

Un cliché de podcast vidéo récurrent consiste à faire parler le vidéaste avec lui-même. C’est pratique parce qu’on économise des acteurs, on peut jouer tout le monde soi-même. Puis certains se sont amusés à poursuivre le procédé jusqu’à l’absurde en le justifiant, en faisant comme si c’était parfaitement voulu. Ces vidéastes ont ainsi présenté leur personnage comme un « fou » qui discute avec ses multiples personnalités. C’était souvent dans un esprit cartoonesque et assez rigolo, mais ça s’est beaucoup répandu. Et comme tout phénomène qui est repris en masse à la hâte, cela s’est fait parfois sans recul. C’est ainsi qu’on trouve des histoires où le personnage sort que « c’est trop cool d’être fou ! ». Je pense que les victimes de maladies mentales ne sont pas d’accord avec cette affirmation. C’est là que je me dis qu’il pourrait être intéressant de s’interroger sur la figure du fou charismatique dans la fiction.

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Je suis Thetchaff, créateur de fictions audio, majoritairement tourné vers le thriller. J'ai quelques histoires à vous raconter qui ne nécessiteront pas d'images, car le son s'avère être un outil bien assez puissant pour se suffire à lui-même.